Pour le généalogiste professionnel, la recherche proprement dite ne représente qu'une partie d'un processus rigoureux:

1. L'étude des données reçues du client. Les informations qui accompagnent une demande de recherches doivent être soigneusement examinées afin de bien comprendre la nature du problème posé, d'évaluer la fiabilité des informations fournies, de pouvoir éventuellement obtenir du client des renseignements complémentaires. Il est évidemment de l'intérêt du client de fournir d'emblée au généalogiste toutes les informations qu'il possède afin d'éviter la répétition de recherches déjà effectuées.

2. La définition des objectifs du client. Cette étape doit garantir à chacune des parties que les recherches effectuées ne seront pas « hors sujet ». Il est donc intéressant que le client ait une idée assez précise de ses attentes, préalablement à son entrée en relation avec le généalogiste. Il appartient ensuite au généalogiste de mettre éventuellement en évidence ce qui n'est pas réalisable, ou au contraire de proposer des axes de recherches qui n'avaient pas été envisagés. Le résultat de ces échanges sera formalisé par l'établissement d'un devis qui fixera la nature de la mission, sa durée, son coût, les modalités de paiement, le délai de réalisation, et les conditions particulières.

3. Le recensement des sources documentaires disponibles. Ces sources sont souvent dispersées sur plusieurs sites. Il est donc indispensable de faire le point des possibilités offertes par chacun d'eux en fonction de la mission à entreprendre, car la réussite des recherches repose en grande partie sur leur préparation. Pour une même catégorie de documents, les situations sont très variables d'un département à l'autre, et même d'un secteur à l'autre dans un même département. En outre, toutes les archives ne sont pas librement accessibles : beaucoup sont soumises à des délais de communication, certaines sont incommunicables en raison de leur mauvais état, d'autres ne sont communicables que par dérogation, et d'autres encore peuvent être retirées temporairement de la communication pour des opérations de numérisation ou de restauration. Il est nécessaire de s'informer de tout cela, autant que faire se peut.

4. L'élaboration du plan de recherches. L'étude des sources documentaires disponibles permet simultanément au généalogiste de mettre en place son plan de recherches, c'est-à-dire d'établir l'ordre de consultation des sources les plus susceptibles de fournir les documents ou informations recherchés, et de déterminer les étapes qui suivront, selon que la recherche aura été fructueuse ou non. L'étendue et la densité de ce programme tiennent évidemment compte de la durée des recherches convenue entre le client et le généalogiste, du temps nécessaire à l'étude de telle ou telle source, mais également des conditions de travail offertes par les dépôts d'archives, et en particulier du nombre de documents consultables par jour, lequel varie notablement d'un site à l'autre.

5. L'étude des sources documentaires. C'est évidemment la phase la plus passionnante, mais également la plus ardue, car la quête généalogique est semée de multiples embûches. C'est donc le moment pour le généalogiste de faire jouer son expérience et de montrer tout son savoir-faire.

6. L'analyse des documents découverts. Chaque document retrouvé doit être aussitôt étudié soigneusement afin d'en extraire tous les renseignements utiles à la poursuite des recherches. Il serait regrettable de passer à côté d'une information importante, susceptible de fournir une piste intéressante ou de contredire une information obtenue antérieurement.

7. La saisie informatique des données recueillies. Cette phase peut prendre énormément de temps. Elle va permettre de présenter au client des documents synthétiques qu'il pourra étudier et exploiter facilement.

8. La rédaction du rapport de recherches. Quelle que soit la qualité des recherches effectuées, c'est le compte-rendu qui en est rédigé qui va permettre au client de comprendre ce qui a été fait, pourquoi, comment, quelles ont été les difficultés rencontrées, quels sont les résultats obtenus. Le rapport de recherches doit évidemment être accompagné des photocopies, photographies ou transcriptions des documents auxquels il fait référence, ceci en fonction des dispositions propres à chaque dépôt d'archives ou organisme. Il doit en outre tracer des perspectives réalistes pour la poursuite éventuelle des investigations.

9. L'édition des documents destinés au client. Sauf cas particuliers, le dossier qui est envoyé au client est généralement composé des documents suivants: le rapport de recherches, la liste des documents découverts, les photocopies et autres justificatifs, le ou les tableaux généalogiques, la facture, éventuellement un devis pour la poursuite des recherches ou pour des travaux complémentaires susceptibles d'intéresser le client (comme par exemple la transcription in extenso des documents et/ou l'analyse de ces documents sous l'angle de l'histoire familiale, de l'histoire locale, du droit, des us et coutumes, etc.).

Ce qu'il faut également savoir


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